Opération de sauvegarde des œuvres XVIIè du Musée des Beaux-Arts

Publié le

Objectif : 60 000 €

  • 25 % atteint

Contexte

La réécriture du catalogue des collections peintures françaises XVIIe du musée des Beaux-arts (le dernier date de 1982) est l’occasion d’un important travail de recherche pour actualiser les connaissances qui s’accompagne de nombreuses restaurations.

Certaines petites restaurations sont prises en charge par le budget du musée

8 tableaux plus importants et plus coûteux à restaurer nécessitent du mécénat. En réserve depuis de nombreuses années, leur état ne permet plus de les exposer malgré leur intérêt patrimonial

A l’issue des restaurations (qui dureront jusqu’en 2028), une exposition est prévue pour valoriser cet important travail et la publication du catalogue

Ces 8 œuvres sont en provenance de 3 artistes majeurs du XVIIe siècle français, collectionnés par Louis XIII et Louis XIV, trois artistes qui avaient noué mutuellement des liens d’amitié ou de reconnaissance, trois artistes avec des styles très différents, représentatifs de la diversité artistique du XVIIe siècle français

Ces 8 œuvres ont un lien fort avec la Touraine, où elles sont conservées depuis la fin du 18e ou début du 19e siècle.

Pourquoi devenir mécène ?

Participer à ce projet représente une formidable opportunité de contribuer à la sauvegarde, à la valorisation et à la transmission aux générations futures d’un patrimoine exceptionnel, lié à notre territoire et à son histoire.

En devenant mécène, vous réaffirmez l’importance de la culture comme ferment du lien social et de l’éducation.  Vous favorisez la transmission de savoirs.

Je suis un particulier

  • Mon don est déductible à 66% de l’impôt sur le revenu, dans la limite de 20% du revenu imposable (art. 200 du Code général des impôts)
  • Suite à mon don je reçois automatiquement un reçu fiscal
  • Je bénéficie d’un programme de reconnaissance des mécènes :
Don à partir de 5 € 50 € 100 € 250€ 500€
Soit, après déduction fiscale (66% du montant de l’IR)  2 €   17 €   34 €   85 €  170 €
Reconnaissance 
Votre nom sur le drop virtuel (sites tours.fr et DMC) x x x x x
Votre nom sur le drop pendant l’exposition x x x x x
Votre nom en tant que « Grand mécène » au catalogue         x
Découverte du projet          
Invitation à une soirée privilège   1 pers 2 pers 2 pers 2 pers
Billets d’entrée au musée des Beaux-Arts     2    
Une invitation à une visite par une conservatrice       2 pers  
Une invitation à une soirée exclusive dans les réserves du musée avec deux conservatrices ou une conservatrice et la restauratrice         2 pers

Je suis une entreprise

  • Mon don est déductible de l’impôt sur les sociétés à hauteur de 60%, dans la limite de 20 000 € ou de 0.5% du chiffre d’affaires HT (article 238 bis du Code général des impôts)
  • Mon entreprise bénéficie d’un programme de reconnaissance.

Histoire des œuvres

« L’histoire de ce tableau est prestigieuse : il s’agit d’une commande de la reine Anne d’Autriche en 1646 pour ses appartements au couvent du Val-de-Grâce à Paris, avec 4 autres paysages (aujourd’hui au Louvre, à Marseille et à Mayence) mettant à l’honneur des saintes ermites, véritables modèles pour la reine très pieuse.

Le sujet est d’autant plus rare qu’il s’agit d’une scène nocturne, revêtant une dimension spirituelle et méditative.

La reine s’adresse à l’un des meilleurs peintres de son temps, Philippe de Champaigne. Premier peintre de la reine Marie de Médicis, il est le portraitiste privilégié du cardinal de Richelieu. Au service d’Anne d’Autriche, il décore le palais des Tuileries et est l’un des membres fondateurs de l’Académie royale de peinture et de sculpture. A la fin de sa vie, il devient le peintre de l’abbaye janséniste de Port-Royal à Paris, puis de Port-Royal des Champs. Ses tableaux sont remarquables par leur expressivité, douceur et intériorité spirituelle.

Notre paysage de Sainte Marie l’Egyptienne recevant la communion de saint Zosime est le seul de la série à n’avoir pas bénéficié de restauration d’envergure.

Conservé en réserves depuis de nombreuses années, la scène n’est presque plus lisible aujourd’hui (40% de la surface est repeinte). Son état très chaotique est le reflet d’une histoire particulièrement mouvementée.

La difficulté technique élevée de la restauration et son coût important ont jusque-là découragé de se lancer dans une restauration

C’est pourtant l’un des tableaux les plus importants des collections françaises du XVIIe siècle du musée des Beaux-arts de Tours.

Sa restauration s’impose donc aujourd’hui comme le sauvetage d’un chef-d’œuvre de l’histoire de l’art. Le défi à relever est grand mais motivé par la volonté de permettra à tous les visiteurs de redécouvrir cette œuvre majeure, dont l’avant-après restauration promet d’être spectaculaire. » Jessica Degain, Conservatrice en charge des collections XVII-XVIII-XIXe siècles du Musée des Beaux-Arts de Tours.

« Valentin de Boulogne (1591-1632) est l’un des artistes les plus appréciés du début du XVIIe siècle. Français établi à Rome, il fréquente le peintre italien Caravaggio, qui le marque durablement par son esthétique révolutionnaire. Valentin de Boulogne lui emprunte son goût pour des scènes religieuses ou de taverne marquées d’un grand réalisme et expressivité. L’artiste reçoit de prestigieuses commandes, notamment du pape Urbain VIII. En France, Mazarin et Louis XIV acquièrent des œuvres de Valentin de Boulogne, après son décès, signe de sa notoriété durable.

Ces quatre tableaux sont peints vers 1625, d’après des originaux aujourd’hui au château de Versailles (entrés dans la collection de Louis XIV en 1670)

Ces copies de qualité sont sans doute des œuvres produites dans l’atelier de Valentin de Boulogne.

Ces tableaux sont achetés en 1782 par l’abbaye de Marmoutier, d’où ils sont saisis à la révolution française et envoyés au musée : ils font donc partie des œuvres fondatrices de la collection du musée

Quelque peu déconsidérés, du fait de leur rang de copies, ces tableaux sont depuis de nombreuses années en réserve. Ils ne peuvent plus être présentés aujourd’hui du fait de nombreux papiers de protection (empêchant la peinture de tomber) et d’anciens repeints désaccordés (c’est-à-dire devenus avec le temps plus sombres, et gênant l’appréciation de l’œuvre). Une intervention sur le support est également nécessaire.

La volonté de restaurer ces tableaux va de paire avec l’évolution de l’histoire de l’art qui s’intéresse à déconstruire le mythe de l’artiste, seul génie créatif, produisant des œuvres uniques. Cela est rare au XVIIe siècle, qui voit davantage l’existence d’ateliers organisés autour d’un processus créatif collaboratif, et mercantile. Plus une œuvre a du succès, plus elle est reproduite. Les copies, souvent dépréciées, méritent donc d’être réévaluées positivement. » Jessica Degain, Conservatrice en charge des collections XVII-XVIII-XIXe siècles du Musée des Beaux-Arts de Tours

« Bien qu’ayant passé, comme Valentin de Boulogne, presque toute sa vie à Rome, Nicolas Poussin est indiscutablement l’un des peintres français les plus célèbres du XVIIe siècle. Il sera ainsi nommé premier peintre du roi Louis XIV. Ami avec Philippe de Champaigne, il collabore à Rome avec Valentin de Boulogne et produit de nombreuses œuvres nourrie de la mythologie et de la Bible.

Son talent n’échappe pas au cardinal de Richelieu qui lui commande en 1634 trois bacchanales pour orner le cabinet du roi dans son château de Richelieu. Il semble qu’au décès de Richelieu, les tableaux originaux soient remplacés par des copies. Saisies à la révolution, elles intègrent le musée des Beaux-arts de Tours et font partie des œuvres fondatrices de la collection tourangelle.

L’histoire de ces copies reste à préciser. On observe néanmoins des agrandissements, ultérieurs à leur réalisation.

Jusqu’au milieu du 20e siècle, ces tableaux sont exposés en bonne place dans les collections permanentes du musée.

Le vieillissement du vernis, devenu très jaune, et les repeints ayant viré, ont conduit à remiser ces toiles en réserve depuis de nombreuses années. Leur statut de copies explique aussi sans doute qu’elles aient pu paraître secondaires.

Leur histoire prestigieuse, liée au cardinal de Richelieu, et leur ancrage local justifie pourtant aujourd’hui une restauration. Celle-ci s’annonce assez lourde, puisqu’elle concerne à la fois le support et la couche picturale. La restauration permettra de redonner toute leur fraicheur à ces scènes à la joie communicative. » Jessica Degain, Conservatrice en charge des collections XVII-XVIII-XIXe siècles du Musée des Beaux-Arts de Tours

Coût global

Projet Coût HT
Restauration Champaigne, Paysage (estimation) 59 500 €
Restauration Boullogne, Quatre évangélistes 15 150 €
Restauration Poussin, Trois Bacchanales (estimation) 10 240 €
Total 84 890 €

Rétroplanning

  • Sept. – Déc. 2026 : Collecte participative
  • 2027 – 2028 : Restauration des œuvres
  • 2029 : Exposition des œuvres restaurées et installation d’un support avec le nom des donateurs, dont le vôtre

Les mécènes et partenaires du projet

Ce projet bénéficie du soutien exceptionnel de :

En partenariat avec :

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