Musée des Beaux-Arts, Expositions: Exposition – Au temps de Camille Claudel
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Conserver des milliers d’objets et d’œuvres d’art n’a de sens que si on les partage. Les publics sont donc au cœur de la mission du musée du 21e siècle. Les œuvres et objets conservés par le musée sont des témoins d’une histoire européenne et française qui s’est inscrite depuis des siècles dans un univers mondialisé, fait de rencontres, d’influences, d’échanges et de conflits. Les collections parlent d’un passé qui vit encore et dont nous sommes les héritiers. Notre mission, en tant que professionnels de la culture et du patrimoine, est de donner des clefs pour connaitre et comprendre ce passé afin de mieux appréhender les enjeux de la société du présent.
LES RENDEZ-VOUS AUTOUR DE L’EXPOSITION
A l’occasion de cette exposition temporaire, le musée des Beaux-Arts de Tours met en place une programmation pensée pour séduire un très large public : habitués, curieux, jeunes et moins jeunes sont au cœur de ce projet. Il s’agit de mettre en valeur les œuvres exposées et des sculptrices trop longtemps oubliées. Une opportunité pour les publics de regarder les œuvres de l’exposition différemment, d’échanger avec les conférencières, avec les artistes, avec le personnel du musée, de débattre de sujets toujours plus actuels.
Visite libre : tous les jours (sauf le mardi) de 9h à 18h.
Tarif droit d’entrée du musée. 8,40 € / 4,20 € / gratuité
Visites commentées sur réservation
les mercredis et samedi (durée 45 min) – Droit d’entrée + 3 €
Conférences, ateliers, rencontres sur réservation :
Visites groupes +10 personnes, faites votre demande sur :
Le musée des Beaux-Arts de Tours est situé dans l’ancien palais épiscopal, à proximité de la cathédrale dans le Vieux-Tours.
Le musée est notamment connu pour ses collections variées qui vont de l’Antiquité à l’art contemporain. Il est également réputé pour son jardin à la française, pour abriter Fritz, un éléphant d’Asie empaillé, et son cèdre du Liban classé. Le site est classé au titre des monuments historiques depuis 1983.
Installés au plus près de la Cathédrale depuis le 4e siècle de notre ère, les archevêques de Tours ont progressivement agrandi et reconstruit le palais pour en faire un magnifique lieu de résidence.
Le musée des Beaux-arts de Tours occupe l’ancien palais des archevêques, érigé dès le 4ᵉ siècle le long du rempart gallo-romain. Transformé au fil du temps, il devient au 17ᵉ siècle un élégant édifice classique, enrichi au siècle suivant d’une aile, d’un portail monumental et d’un jardin à la française.
Après 1789, le palais, nationalisé, sert tour à tour de théâtre, d’école de dessin, de bibliothèque puis de dépôt pour les œuvres saisies à la Révolution. Le musée est créé en 1801, mais l’année suivante, les bâtiments sont à nouveau affectés à l’archevêché. En 1910, après la séparation de l’Église et de l’État, le bâtiment est confié à la Ville et devient définitivement musée.
Les collections couvrent toute l’histoire de l’art : l’Antiquité avec des céramiques grecques et étrusques, sculptures romaines. Le musée conserve aussi une collection exceptionnelle de Primitifs italiens des 14ᵉ et 15ᵉ s. ainsi que de grands maîtres du 17ᵉ comme Rembrandt, Rubens ou Vignon. Point fort de la collection, le 18ᵉ brille avec les toiles de Coypel, Nattier, Boucher, sculptures et arts décoratifs. Le 19ᵉ reflète les grands courants, de l’Orientalisme de Delacroix à l’impressionnisme de Monet. Les 20ᵉ et 21ᵉ siècles complètent l’ensemble avec des sculptures Art Déco et des œuvres abstraites d’Olivier Debré et Geneviève Asse.
Le musée conserve près de 18 000 pièces, dont 1 000 exposées. Les autres, en réserve, sont étudiées, restaurées et régulièrement présentées lors d’expositions temporaires. Ce renouvellement constant permet au musée de rester vivant et d’offrir sans cesse de nouvelles découvertes aux visiteurs.
Le musée conserve près de 18 000 pièces, dont 1 000 exposées, et couvre un large champ de l’histoire de l’art.
L’Antiquité est représentée par un ensemble de céramiques grecques et étrusques provenant surtout de la célèbre collection Campana, qui comptait environ 15.000 pièces ! Les sculptures romaines appartenaient quant à elles essentiellement à la collection du cardinal de Richelieu.
Le musée conserve une collection exceptionnelle de Primitifs italiens, rassemblant des maîtres florentins, bolonais ou siennois des 14e et 15e s. Les collections médiévales comptent aussi un bel ensemble de sculptures, provenant notamment de l’ancienne basilique Saint-Martin de Tours (12e s.) ou de monuments tourangeaux du 15e s.
Les peintures du 16e s., surtout issues des écoles nordiques et italiennes, illustrent notamment le courant maniériste et le genre du portrait, qui se développe fortement à la Renaissance. Outre des pièces issues du Nord de l’Europe (Angleterre, Allemagne, anciens Pays-Bas), plusieurs sculptures se rattachent au dynamique foyer artistique tourangeau.
L’art du XVIIe siècle est bien représenté dans les collections pour les écoles françaises mais aussi italiennes et nordiques, autour de grands artistes tels Rembrandt et Pierre-Paul Rubens.
Point fort de la collection, le XVIIIe siècle est à l’honneur grâce à de nombreux tableaux d’académiciens (tels Antoine Coypel, Jean-Marc Nattier ou François Boucher), mais aussi sculptures, objets d’art décoratif et un riche mobilier.
Du néoclassicisme au postimpressionnisme, les collections du 19e siècle, principalement constituées de dons et d’envois de l’Etat, reflètent les grands courants artistiques de ce siècle marqué par la succession de plus en plus rapide des innovations stylistiques et technologiques.
L’art moderne et contemporain est peu représenté au musée mais l’on y rencontre des œuvres remarquables. La collection comporte ainsi un remarquable fond de sculptures des années 1900-1940 et, plus étonnant, d’artistes scandinaves.
L’ancien jardin privé de l’archevêque a été rénové pour son ouverture au public en 1911. Aujourd’hui, le site abrite un espace composite, réunissant jardin régulier avec plates-bandes à décor de mosaïculture, et petit bois en fond de jardin. Cet écrin de verdure valorise l’ancien palais archiépiscopal reconstruit aux XVIIe et XVIIIe siècles.
L’histoire du jardin est intimement liée à celle de l’ancien palais de l’Archevêché, actuellement musée des Beaux-Arts. Contrairement aux parcs urbains, ce jardin privé n’a pas été conçu comme un lieu de promenade publique, mais comme écrin pour le palais devant lequel il s’étend.
Au IVe siècle, saint Lidoire, évêque de Tours, fait édifier une première demeure épiscopale, à proximité de l’église, future cathédrale Saint-Gatien.
Dès le IXe siècle, Tours devient le siège d’un archevêché et le palais, la demeure principale des archevêques de Tours. Le site est réaménagé à plusieurs périodes et principalement durant la seconde moitié du XVIIIe siècle. À cette époque, Monseigneur Rosset de Fleury fait construire l’aile à fronton. Il réalise également les terrasses dont la courbe suit le tracé de l’amphithéâtre gallo-romain. Dès lors, les textes anciens font mention d’une glacière aménagée dans le jardin. La cour d’honneur est transformée en hémicycle et le portail construit sur les ordres de Monseigneur Conzié, en 1775. À la Révolution française, le palais abrite la bibliothèque, l’école de dessin, le musée des Beaux-Arts, ainsi que les saisies révolutionnaires. Alors que le musée des Beaux-Arts devait s’installer durablement dans l’ancien palais, celui-ci redevient possession de l’archevêque dès 1802. En 1910, la mairie de Tours rachète le palais et le réaffecte au musée.
Peu d’informations nous sont parvenues sur l’histoire du jardin. Au cœur du quartier cathédrale, entouré de nombreux couvents, le jardin aurait été, au XVIIe siècle, ceint de hauts murs, en référence à l’hortus conclusus, jardin religieux clos et évoquant la pureté de la Vierge.
Au XVIIIe siècle, le site est transformé en jardin d’agrément régulier, avec des plates-bandes, un bassin polygonal et un labyrinthe. L’orangerie du palais de l’archevêché accueille des myrtes de Tarente en caisses. Selon la tradition, l’un d’eux serait un cadeau offert par Henri IV aux Jésuites de La Flèche. Les terrasses sont également aménagées en promenade pour l’archevêque, avec la plantation de charmilles. Au début du XIXe siècle, la cour d’honneur est plantée d’un cèdre du Liban, qui aurait été rapporté par le préfet d’Indre-et-Loire, le Général François-René de Pommereul. Grand amateur d’art, il est l’un des principaux acteurs de la constitution des collections du musée des Beaux-Arts de Tours. Haut de 31 m., lien végétal entre le jardin François-Sicard et le jardin du musée, le cèdre du Liban, classé Arbre Remarquable en 2011, est désormais un repère dans la ville.
L’installation du musée des Beaux-Arts dans le palais de l’archevêché permet l’ouverture du jardin au public ; il est alors rénové en un jardin composite entre 1910 et 1911. Séparé de la cour d’honneur par une haie d’ifs taillée en créneaux, le jardin dit à la française s’étend devant le palais, en de grands parterres, menant, en fond de jardin, à un petit bois d’inspiration anglaise avec allées régulières. Ces deux espaces accolés, jardin régulier et bois, sont structurés en fonction du palais, élément central de la composition : les plates-bandes dégagent une vue de l’ensemble de l’édifice, tandis que la promenade dans le petit bois ouvre des perspectives plus furtives. Le groupe de Just Becquet datant de 1880, Faune jouant avec une panthère, hommage à son maître François Rude, est installé au cœur du bois.
Encadrant le grand parterre de gazon, deux plates-bandes sont ornées de mosaïculture. Technique horticole visant à créer des motifs grâce aux végétaux, la mosaïculture naît au milieu du XIXe siècle, avec l’Exposition Universelle de 1867. Dorénavant, le jardinier accède au statut de décorateur. Nécessitant des compétences spécifiques et un entretien coûteux, les parterres de mosaïculture sont alors symboles de la richesse de la ville. Tombée en désuétude au XXe siècle, la mosaïculture connaît un regain d’intérêt depuis les années 2000, grâce aux Mosaïcultures Internationales de Montréal. Tours fait partie des dernières villes françaises à maîtriser et valoriser ce savoir-faire.
Avec ses 31m de haut et ses 33m d’envergure, le cèdre du Liban qui accueille les visiteurs du jardin des Beaux-arts est assurément la plus majestueuse des merveilles du musée.
Planté en 1804, en souvenir de la présence napoléonienne au Proche-Orient, ce cèdre du Liban, aujourd’hui bicentenaire, a atteint des dimensions exceptionnelles qui en font un des plus grands d’Europe : 31 m de haut, 33 m d’envergure et une circonférence du tronc de 7,5 m à 1 m du sol.
Labellisé en 2001 « arbre remarquable » par l’association A.R.B.R.E.S (Arbres Remarquables, Bilan, Recherches, Études et Sauvegarde), il fait l’objet de soins constants de la part du service « biodiversité et patrimoine vert » de la Ville de Tours.
Il prospère jour après jour en puisant suffisamment d’eau du ruisseau souterrain de l’archevêché. Il peut ainsi traverser les périodes de sécheresse de plus en plus manifestes durant l’été en France, en raison du réchauffement climatique de la planète. Jusqu’à ce jour, il n’a subi aucun traitement chimique contre les insectes ou les mauvaises herbes.
Un pensionnaire incongru dans la cour d’honneur du musée.
Ancienne attraction du cirque Barnum & Bailey venu d’Amérique pour une tournée européenne, cet éléphant fut abattu sur les pavés de la ville le 12 juin 1902 après avoir suscité une grande peur aux Tourangeaux. Le périple de sa dépouille s’est alors poursuivi pour aboutir, aujourd’hui, à l’ombre du grand cèdre.
Depuis sa présentation dans la cour du musée, cet « Éléphant Fritz » plus que centenaire, est le prétexte de nombreuses promenades pour des générations de Tourangeaux comme pour les visiteurs de passage.
Remarquablement naturalisé en 1902, cet éléphant d’Asie était auparavant la fierté du cirque Barnum & Bailey. Mais l’infortuné pachyderme connaît une fin tragique le 12 juin 1902, après la dernière représentation tourangelle du cirque. Le départ étant prévu en train, les animaux se dirigent en cortège vers la gare, encadrés et enchaînés par leurs dresseurs. Fritz, agité depuis le début du parcours, est entouré par d’autres éléphants mais il s’énerve brutalement. La foule de curieux venus en nombre sur le chemin est alors prise de panique et l’ordre d’abattre l’animal est donné : il sera étranglé…
La presse locale et nationale s’empare immédiatement de l’incident, en présentant Fritz comme une victime au caractère « amical, paisible et sensible ». Très vite, sa popularité s’installe et, le 4 mai 1903, après sa naturalisation à Nantes par M. Sautot, taxidermiste de réputation nationale, c’est toute la ville de Tours qui accueille avec enthousiasme le retour de « l’ami Fritz ».
Le musée de peinture d’alors, situé dans le bâtiment faisant le pendant à la mairie en façade de Loire, avait ouvert un cabinet d’histoire naturelle en 1853. Le squelette de Fritz y trouve donc logiquement sa place pendant que sa reconstitution naturalisée trône dans le hall d’entrée avec les statues antiques !
Après 1910, Fritz est transféré avec les œuvres d’art dans l’ancien palais des archevêques, actuel musée des Beaux-arts, tandis que son squelette reste à sa place initiale, alors entièrement dévolue aux sciences naturelles. Il y fut détruit dans le gigantesque incendie qui ravagea Tours suite aux bombardements du 18 juin 1940. Mais sa peau sauvegardée, qui connaissait toujours le même succès, subit aussi les outrages du temps. Elle était attaquée par des insectes et menaçait de se désagréger. Les nombreuses plaintes du public poussent la mairie à procéder à une restauration en 1976. Depuis, la transmission générationnelle se perpétue, faisant de Fritz un élément incontournable de l’identité culturelle tourangelle.
Adresse : 18 Place François Sicard 3700 Tours
Horaires : 2026 Lun 09:30-18:00 2026 Mer-Dim 09:00-18:00
Le musée sera fermé le 1er janvier, 1er mai, 14 juillet, 1er et 11 novembre, 25 décembre.